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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:22

Super moyen de finir la journee!!!

Happy de Pharell Williams a Shanghai.

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 12:50

Ou pas.

 

J'adore les listes. C'est mon dada. D'ailleurs mon chéri qui me connaît bien m'a acheté un livre sur l'art des listes. Je le lis doucement car il y a plein de suggestions de listes et j'ai bien l'intention de les faire une à une! Quand j'aurais le temps...

 

Donc j'aime les listes, et je ne jure plus que par les listes de 'to do', ces fameux trucs 'à faire' qu 'on peut rayer quand on l'a fait, quelle délivrance... Et depuis peu grâce à l'application Catch (qui n'opère plus, mais je m'en sers encore sans les mises à jours) avec des reminders, ces petits rappels qu'on peut mettre en place comme on veut.... Et remettre à plus tard aussi quand on veut...

 

Autant vous dire que soir et week end, mon téléphone sonne souvent!

 

Bref, aujourd'hui j'avais un peu de temps, je me suis dit, tiens, ça fait longtemps que je n'ai pas écrit sur mon blog.

 

La faute aux vacances, et même que c'était super bien, au retour avec le décalage horaire et la masse de boulot - déjà un peu moins bien.

 

La faute aux trucs supers qu'on voulait faire mais ça c'est pas fait. Ou aux trucs supers qu'on a fait y a longtemps, mais ça fait trop longtemps j'ai effacé les photos. Et puis overblog qu'est plus aussi pratique, la mise en page c'est relou...

 

Et puis dans mes petites listes de to do, il y a des idées d'articles à écrire. Des trucs que je traîne depuis mon congé maternité (pendant lequel je n'ai pas été très productive bloguesquement, mais c'est parce que je n'écrit pas un blog sur les joies de la maternité...).

 

Alors je vous la livre, la liste, à défaut d'écrire les articles en question (pas l'envie, la flemme, faut que je recherche des infos, c'est pas pratique, et puis zou, c'est déjà l'heure de faire autre chose).

 

- urgences (parce qu'on a fait un petit tour par les urgences, rien de grave, juste de la fièvre).

- visa bébé (mais la j'attends de voir comment ça se passe pour cette fois ci, car il y a eu des changements au 1e septembre apparement, pour un premier visa bébé, j'ai un peu oublié, ça va bientôt faire un an...).

- visite Shanghai poussette: idées de visites à conseiller (ou pas) quand on a un bébé en poussette (merci à ma soeur qui par sa venue l'année dernière m'a permis de passer en revue pas mal d'endroits).

- mode de garde: ça je pourrais en parler des heures, mais pareil, faut retrouver des infos pour ne pas dire de bêtise. Disons que ça ça pourrait se faire sans trop de mal.

- congé maternité: combien de temps, les procédures, tout ça. J'ai répondu à un mail d'une lectrice, et du coup j'ai pensé écrire un article plus complet, mais après j'ai eu la flemme de m'y remettre... Si je retrouve le mail je le copierai peut-être tel quel (ouh la flemmarde!).

- prépa accouchement: ou comment j'ai appris comment accoucher le jour J... Ca aussi je pourrais en parler, de mon absence de préparation... Ca me donnerai presque envie de l'écrire tout de suite!

- s'habiller à Shanghai: et oui, je ne fais pas un petit 36 moi, plutôt un bon 42, alors comment faire quand les Chinoises sont deux fois moins épaisses que soi? en réaction à un article de Elo China qui m'a interpellée - et que j'ai oublié de mettre sur ma revue de presse, diantre!

- epermarket, le site en ligne. Parce qu'ils ont fait de la pub sur mon blog, qu'on vient d'essayer, mais qu'on n'a pas encore reçu la livraison, donc ça va se faire....

- et puis là, en y repensant, une petite idée d'article (ok, tirée d'un blog que j'ai lu en faisant une recherche internet), mais ça je vais le faire bientôt je ne le mets pas sur ma liste (suspense!).

 

Et puis après ça, y a la liste des choses à faire quand j'ai rien à faire (ou quand j'ai pas envie de faire autre chose...).

 

- paroles chansons: trouver les paroles des chansons que j'écoute et les mettre sur mon smartphone pour que quand j'écoute la chanson je puisse chanter en meme temps. J ai fait A et B, et puis j'ai changé d'interface. Donc en gros je ne sais pas comment faire et je pense que ça va rester longtemps sur ma liste... Mais si vous avez un moyen magique de faire ça sans y passer des heures, faites passer!

- dessiner: ca ne mange pas de pain. Faut juste que je pense à ouvrir le bouquin 'le dessin pour les nuls'

- blog: on y revient toujours!

- écrire: parce qu'on est pas obligés d'écrire que pour le blog!

- vocabulaire: comment amasser des listes de vocabulaires en chinois, français, anglais, et les mettre sur un tableur excel. Un truc de dingue, j'ai un peu laisser tomber, mais je garde quand même mes petits papiers au cas où un jour j'aurais l'énergie pour m'y mettre.

 

Et voilà, mine de rien, ça fait un petit article! Inutile, quoique, ça vous tient au courant de mes idées et envies... Des suggestions? Allez-y!

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 07:52

Des fois, quand on commence à compter les points, où que l’on lit des articles pas glop (pour ça, je ne lis plus les articles pas glop, je ne regarde même pas les infos, je n’ai appris à propos du séisme au Sichuan que par ma grand-mère !), on a envie de faire le bilan.

Presque sept ans en Chine. Rester ou rentrer ?

D’abord, la situation : mariés, un enfant, tous les deux employés. Nous ne sommes pas expats, mais en contrat local ++, c’est-à-dire qu’on n’a pas à se plaindre. Du coup…. Est-ce que ça vaudrait le coup de rentrer en France maintenant ? On a des amis qui l’ont fait, ils ont retrouvé du travail. Oui mais non, avec nos parcours atypiques, on retrouverait du travail ?

En plus on est en couple, avec un enfant, on ne peut pas accepter n’importe quelle offre. Donc le boulot, c’est un frein au retour.

Pour le reste, le niveau de vie est avantageux pour nous. Avec ce qu’on gagne on peut se payer un appart de 80m2, on va souvent au resto, on se paye pas mal de choses… Nos frais fixes sont assez bas. De quoi mettre des sous de côté et se permettre de partir en vacances.

En France, les frais fixes sont beaucoup plus élevés. Mais l’école est gratuite. Ca c’est sûr qu’on y réfléchira quand notre fils sera en âge d’aller à l’école. Ici c’est à partir de 60.000RMB l’année en école francophone… Et ce, dès la maternelle !

Et puis en France, on payerai moins cher les produits français, qui coûtent une blinde ici à cause des taxes d’importation. Mais tous les produits venant de Chine seraient beaucoup plus cher. On aura plus Taobao pour se faire livrer plein de trucs pour moins cher que sur le marché.

Mais en Chine il y a… la pollution. Les scandales sur le porc, toutes les viandes en général, le lait, le bio qu’est pas vraiment bio, l’air pas bon, l’eau pas bonne… A croire que c’est du suicide de vivre ici. Alors qu’en fait… Ben ça va. C’est juste les articles qui font flipper. Avec le temps on a appris à se protéger. Ne plus manger dans des bouis-bouis, surtout les trucs plein d’huiles qu’on sait pas si c’est pas de l’huile de récupération. On mange bio même si ça ne veut pas dire ‘bio comme en France’, on a des purificateurs d’air à la maison… Je ne vois pas la différence, je n’ai jamais été malade ici. Mais je me dis que je le fais pour mon fils, qui lui n’a rien demandé à personne (et les enfants sont plus sensibles).

C’est sûr, la pollution, et dernièrement la grippe du poulet (encore !). Quoique cette fois-ci j’ai l’impression que le gouvernement a mieux géré la situation. Plus de couverture médiatique et d’information.

Alors pourquoi rester ? Je ne travaille pas en chinois, je suis assez déconnectée de mes études sur la langue, la littérature et la civilisation chinoise on va dire… Rester par fainéantise ? Non, il doit y avoir plus que ça. Même si lors de notre dernier séjour en France, mon mari n’avait que du négatif à la bouche pour parler de la Chine (j’en connais un qui ne compte pas assez bien les points…), on a finalement décidé de rester encore un peu.

Et puis quand on se pose la question à l’envers. C’est quoi les plus de la France ? En ce moment, c’est la crise. Et puis les scandales politiques, la sinistrose ambiante… L’impression que ça ne bouge pas… Bien sûr, je ne vis plus en France, mon regard est biaisé. Si on rentre un jour c’est parce que la famille et les amis nous manquent, même si bon, on s’est habitués, et qu’on a nos amis ici.

Alors pourquoi on reste donc ? Les amis, oui. J’ai fais plus de choses nouvelles ici que je n’aurais jamais rêvé en faire en France. La Chine, ça m’a désinhibée. Je porte des vêtements de couleur. Je parle fort quand on m’emmerde.

Et puis la communauté. Je n’ai pas voulu devenir chinoise, alors quand je ne comprenais pas tout, je cherchais du côté des étrangers vivant à Shanghai. J’ai rencontré des gens épatants. J’ai fait de la méditation, des voyages, je suis formatrice croix rouge française, je visite des enfants autistes avec FMN… Bref ça bouge autour de moi, et j’aime ça.

En gros on n’en a pas fini avec la Chine. On a encore des envies, des projets (suspense…). Même si y a des jours où on n’est pas glop, on rentre CHEZ NOUS, on se pose, et on se sent bien. Et c’est ça qu’est bien.

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 07:43

Suite et fin de mon "combat" quotidien. J'avais l'impression de perdre, j'avais un 4e round en tête mais je ne m'en souviens plus. Pas grave, comme ça j'ai l'impression de gagner!

J’en rajoute à peine.

Comme je le mentionnais dans un précédent article, notre résidence est un peu pourrie. On a des agents de sécurité qui ne servent à rien, un service de gestion qui ne nettoie pas les vitres extérieures (à l’inverse d’à peu près tous les autres), une concierge qui laisse la porte d’entrée ouverte toute la journée (c’est pour mieux laisser les voleurs rentrer mon enfant !) ; et un petit jardin avec une balancelle. Si on avait su tout ça avant de déménager, on aurait peut-être choisi autre chose. Mais bon, on a eu le coup de foudre pour l'appart, c'est idiot mais on n'a pas réfléchi plus que ça.

Pour aérer notre fils, j’avais montré à l’ayi qu’elle pouvait aller dans deux parcs différents, à plus de dix minutes à pied. Pour un petit bébé c’est une grosse ballade juste pour voir un peu de verdure (surtout qu’au début il avait tendance à s’endormir dans la poussette, une fois arrivés au parc il ne voyait rien…).

L’ayi est plutôt futée, elle a d’abord fait le tour du quartier. Puis quand mon fils a commencé à s’intéresser au monde extérieur, elle l’a emmené en face. Dans la grande résidence magnifique, avec un petit parc, et même une aire de jeu pour les enfants.

Elle y a rencontré d’autres ayis, et elle a commencé à y aller régulièrement. Mon fils ne joue pas vraiment avec les jeux, il est trop petit. Elle l’assoit deux minutes sur chaque cheval à bascule, le laisse regarder les enfants jouer, puis elle rentre.

Du coup elle me racontait plein d’histoires sur les ayis d’en face, et même qu’elle avait croisé deux de mes amies qui y habitent. Parfois même elle voyait mon mari qui s’est inscrit à la gym là-bas.

Une fois, une des ayis lui a dit de ne pas venir, car quand mon fils est là bas, tous les regards sont sur lui, c’est l’attraction, et que du coup, ce n’est pas juste pour les autres enfants (ouh, la jalouse !!!). Mais ayi n’en a cure, oui mon fils est le plus beau, le plus grand, le plus intelligent, il faut le montrer !

Elle essaye toujours d’y aller quand les autres enfants y sont, pour que mon fils puisse les regarder jouer.

Plus depuis jeudi dernier. Je ne l’ai pas vue jeudi soir, mais vendredi midi elle m’a dit : Ah vous savez, hier je suis allée en face, et il y avait une dame qui faisait son jogging. Elle m’ a demandé de partir car les locataires des appartements de la résidence payent pour l’entretien du par cet de l’aire de jeu, et que ce n’est pas pour que des gens extérieurs en profitent.

Passé le choc (ce n’est même pas une maman, mon fils peut-il sérieusement dégrader une aire de jeu ?), l’ayi a dit oui en souriant (sous –entendu, j’t’en fiche, je viens si je veux…). Mais la dame ne s’est pas laissé faire, et elle a demandé aux agents de sécurité (qui là-bas, servent à quelque chose), de la virer. Il n’y a pas eu d’esclandre, mais du coup, Ayi voulait me demander où habitent mes amies pour faire croire qu’elle se rend chez elle et qu’elle s’arrête à l’aire de jeu en passant… Mais j’ai dit 算了 suanle, laisse tomber, on ne va pas se prendre la tête.

Si on n’est pas assez bien pour eux, on ira ailleurs. Et en effet, le jour-même elle est allée dans un parc public tout près, il y avait des retraités qui chantaient et dansaient, beaucoup d’enfants aussi, et mon fils a pu profiter du spectacle tout en étant encore une fois le centre de l’attention.

Donc ils ont gagné, mais on n’a pas vraiment perdu. Même si je trouve bizarre, si cela avait été moi à la place de l’ayi, est ce que la dame aurait eu la même réaction ? Elle aurait sans doute pensé que j’étais de la résidence, ou bien elle ne m’aurait même pas calculé. Peut-être….

En tout cas, si jamais un jour je me fais tatouer quelque chose, j’ai bien envie que ce soit « 没办法meibanfa », qu’on peut traduire par ‘y a pas moyen’, ou, pour reprendre une phrase d’un jeu sur lequel je bloquais quand j’étais ado ‘il n’est plus rien que tu puisses faire’. Mais peut-être qu’une phrase plus philosophique genre ‘la petite grenouille doit apprendre à plier tel le roseau’ serait un peu plus classe.

Vous en pensez quoi?

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 07:34

Il me semble en avoir parlé il n’y a pas longtemps, en tout cas ça a été un épisode sur plusieurs semaines.

J’ai donc un scooter, que je gare sur le parking vélo/scooter en bas de mon immeuble. Régulièrement, je retrouvais mon scooter déplacé. Pas de soucis si ce n’est qu’ils ont pété le blocage du guidon (du coup c’est moins efficace contre les vols…) et qu’en général mon antivol se retrouve coincé entre la roue et la batterie, et ça risque d’abîmer le scooter.

Comme je n’aime pas qu’on touche à mes affaires, j’ai d’abord dit au 保安bao’an (agent de sécurité) de ne pas y toucher. Réaction (typique) : c’est pas moi. Ce à quoi je réponds : si ce n’est toi, c’est donc ton frère (en l’occurrence ton collègue de nuit !). Et lui me dit : Ah mais non, nous on touche pas aux scooters .Moi de répondre : dans ce cas, dis moi qui y touche vu que tu es agent de sécurité et que ta guitoune donne sur le parking. La réponse qui tue : cela ne rentre pas dans le cadre de mes attributions. Ce à quoi je lui réponds : oui j’ai bien remarqué, on m’a embarqué un vélo et un scooter sans que vous ne fassiez rien !

En gros, ils sont là pour toucher l’argent du parking des voitures, du coup, si mon scooter gêne (alors qu’il est dans le parking vélo) et qu’il faut de la place pour une voiture, zou, on déplace. Ou bien on serre tous les scooters et vélo tellement qu’on ne peut plus les retirer ! C’est sûr, cela ne doit pas être les agents de sécurité, mais un locataire insomniaque et maniaque qui est dans le coup !

Bref, le premier énervement passé, je fais en sorte de me garer dans la zone « sûre » où aucune voiture ne peut se garer. Mais parfois, il n’y a pas de place. Du coup ils touchent à nouveau à mon scooter. Je vois ça, je m’énerve. Le gars sur lequel je râle n’est jamais au courant.

Après une série d’incidents divers et variés, j’en suis venue à insulter à peu près tous les agents de sécurité, menacer d’appeler un avocat (pur bluff !), exprimer mon mécontentement au gérant.

Il a fallu que mon ayi, qui avait eu des problèmes elle aussi (sauf qu’elle, avec son vélo électrique tout pourri, ils lui avaient vraiment cassé, elle a du payer des réparations), descende s’expliquer avec tout ce monde. Un jour elle a voulu monter le scooter à notre étage pour être sûre qu’il ne soit pas déplacé, mais la concierge d’en bas ne voulait pas. Parce que cela risque d’abimer l’ascenseur. Seuls les propriétaires ou les locataires ont le droit.

L’ayi a d’abord voulu que j’aille voir le gérant pour lui donner officiellement ma permission pour qu’elle utilise l’ascenseur (sérieusement !), mais finalement, alors qu’elle descendait promener mon fils, elle a sorti une phrase en shanghaien à la concierge et à l’agent, ça les a calmés, depuis, je croise les doigts, on a pas de problèmes.

A ce sujet, je trouve ça fou, le clivage entre Shanghaien et non shanghaien. Etant étrangère, je ne le sens pas trop (tous les Chinois me regardent de haut quand ça les arrange). Mais les Shanghaiens semblent être particulièrement imbus de leur personne (même la concierge de mon immeuble pourri). Mon ayi n’est pas de Shanghai, mais elle y vit depuis 14 ans. Elle sait donc un peu du dialecte local. Et bien grâce à cela, elle peut débloquer certaines situations. Sinon wallou, tu peux aller te faire voir. T’es pas Shanghaien, t’as le droit à rien. C’est peut-être parce que cela fait longtemps que je n’ai pas vécu ailleurs qu’en Chine mais ça me paraît fou.

Donc au final c’est une victoire ? Oui, car je peut faire un signe de tête aux agents et à la concierge, ils font comme si de rien n’était, on est de nouveau dans l’indifférence polie.

Je vais peut-être me mettre au Shanghaien moi....

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 07:32

Je fais suite à l'introduction d'hier, parce que j'ai des problèmes de mise en page et que si j'avais tout mis dans un article ça faisait gros pavé (et aussi parce que comme ça, ça donne l'impression que je poste beaucoup, hihi!).

Ce n’est pas une gloire mais une gloriole. Cela fait trois ans que je travaille dans le même immeuble, et autant de temps que je gare mon scooter électrique dans le parking sous-terrain. L’été dernier ils ont refait le parking, et la rampe est maintenant agrémentée de briquettes qui glissent, au lieu de béton brut.

Depuis mon retour de congé maternité, la petite dame qui gère le parking m’a fait remarquer que je devrais descendre de mon scooter lorsque j’emprunte la rampe pour descendre. Je l’ai fait pendant un temps, mais ce n’est pas pratique. Cela me faire perdre quelques secondes précieuses (le temps de descendre et remonter, et ça va moins vite à pied), mais surtout je ne trouve pas ça pratique surtout par temps de pluie.

Du coup depuis quelques semaines, une fois où j’étais un peu en retard (ce qui ne m’arrive JAMAIS !), j’ai recommencé à descendre la rampe à cheval sur mon scooter. Je fais attention bien sûr, je ne vais pas bien vite, mais ça me fait plaisir (comme quoi, ça tient à rien).

Depuis la petite dame m’a fait la remarque très gentiment, si je voulais bien, s’il-vous-plaît, descendre du scooter quand j’emprunte la rampe. Je la joue à la chinoise, je dis oui oui en souriant, pardon j’ai oublié, et la fois d’après… je n’en fais qu’à ma tête.

Ca ne va pas chercher loin, il n’y a pas danger ni dégradation de matériel, mais quand je vois le panneau avec écrit en gros ‘merci de descendre du vélo/scooter avant d’emprunter la rampe ‘ ; je me dis que je suis devenue bien chinoise… Et ça me fait sourire.

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 07:28

Je me souviens des temps anciens où mon mari et moi nous rendions à des soirées ‘bloggeurs’. Il y avait un bloggeur qui avait un point de vue assez intéressant, et que je comprends d’autant mieux maintenant… La Chine, c’est plus fort que toi… J’ai oublié le nom de ce gars, et le blog qu’il tenait, il est parti de Chine depuis, mais je lui rends hommage ici parce qu’il avait bien raison…

Je pense que des fois on est fatigués, moins réceptifs. Moi qui suis plutôt bonne pâte, et partant du fait que j’ai choisi de vivre en Chine, que rien ne m’y oblige, si ce n’est la peur de l’inconnu et du changement, je me dis que ça va. Si j’en ai marre je m’en vais.

Et puis des fois, certaines choses nous atteignent plus que d’autres. Du coup on se blinde. Arrivée ici tout frais sortie de la fac, ou presque, j’ai grandi en Chine. Je me suis construite à Shanghai. Je me suis mariée en France mais mon fils est né ici. Ca fait partie de ma vie.

Alors comment expliquer que parfois, on en vienne à compter les points, comme un combat qui ne cesse jamais ?

On a beau être là depuis sept ans bientôt, il y a beaucoup de choses qu’on ne comprend pas, et même que l’on n’accepte pas. On fait le tri, on s’arrange. S’ensuit un louvoiement terrible entre nos envies et la réalité, entre petits arrangements et grandes renonciations. Et puis un truc vous arrive, pas glop, mais pas terrible non plus, puis un deuxième. Et c’est là que vous ressortez votre grand livre de comptes.

D’où le titre. A suivre, les différents rounds...

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 13:43

Je publiais cet article sur mon autre blog (ça commence déjà à se mélanger, quel bazar!); et ça m'a fait penser à plein de choses...

 

Dans l'article cité, il est question d'expatriés qui font du bruit et dérangent les riverains chinois. On a tous participé à une fête dans un appartement à Shanghai où la police se déplace car les voisins portent plainte à cause du bruit.

 

Problème de la rencontre entre couche-tôt et lève-tards... Problème d'isolation aussi, des travaux dans un appartement dix étages plus haut, et vous l'entendez comme si c'était chez vous! Il faut dire que quand ils parlent de rénovation, ils y vont au marteau piqueur.

 

Mais vient l'âge où l'on ne sort plus autant, et où l'on se rend compte que soit notre tolérance au bruit est extrêmement sensible, soit c'est le monde entier qui est fou.

 

Notre chambre donne sur une rue pleine de petits boui-boui, et il y a parfois du bruit à pas d'heures. Cette fois-ci ce sont les chinois qui réveillent les étrangers (enfin y a pas que des étrangers dans l'immeuble...)! Mais ça ne dure pas heureusement. Et puis on saura pour la prochaine fois. Chambre qui donne sur une rue commerçante, c'est niet!

 

Il y a quelques années, un bruit étrange ronronnait le soir. Impossible de ferme l'oeil. Allez réveiller un bao'an 保安 du management (ceux qu'on est sensés déranger pour le moindre problème, ils sont payés pour cela), et lui expliquer que si si, il y a du bruit, et que oui, ça nous dérange (même avec les boules quiès!). On a maudit les voisins du dessus sans les connaître (des étrangers, sans doute, ils rentraient tard le soir et faisaient beaucoup de bruit en marchant avec leurs chaussures sur le parquet, on entend tout!). On a soupçonné leur kongtiao 空调 (air conditionné), même fait monter les bao'an pour vérifier (sans jamais voir les voisins du dessus, c'est marrant!), ça n'a jamais été concluant. Le bruit c'est arrêté "comme par magie", et puis nous avons déménagé.

 

Et puis nous avons les travaux. Nous en sommes à notre cinquième appartement à Shanghai, et il y a toujours eu (sauf une fois) des travaux dans les immeubles où nous habitions. En soit ce n'est pas gênant, sauf qu'ils travaillent souvent le week end, et parfois même la nuit! Et comme je le disais, ils y vont au marteau piqueur!

 

On a eu le coup du réveil à 7h du mat, un samedi, qui se trouvait être le jour de Noël... Les Chinois ne fêtent pas Noël, soit, mais on (cad mon mari) a fait comprendre au propriétaire (qui refusait d'ouvrir la porte!) et au bao'an à qui il avait graissé la patte, que c'était interdit et qu'on allait faire respecter la loi. Le commissariat étant à côté, il n'a pas voulu nous tenter.

 

Mais nous avons touché le gros lot quand nos voisins du dessus (autre appart, l'année dernière) ont commencé les travaux le 1e mai, journée mondiale du travail et jour férié pour tout le monde! Mon mari est monté, ils ont dit oui oui, et ils ont repris. Là encore, les bao'an ne faisaient rien, on a finit par faire venir la police pour qu'au bout de deux mois de plaintes régulières, ils arrêtent de bosser le week end et le soir! En même temps ils avaient presque fini les travaux...

 

Maintenant les travaux sont finis, madame marche encore en talons sur le parquet, mais à la rigueur, avec un petit qui ne fait pas encore ses nuits, je dois dire que j'ai le sommeil plus lourd (quand je dors)!

 

Mais les ennuis ne sont jamais finis. Nous avons en effet la chance d'habiter au dessus d'une maison de jeux. Et je vous jure, c'est comme si les dés de mah jong tombaient par terre dans la pièce d'à côté! Ils font tellement de bruit avec leurs chaises que j'ai envie de leur acheter des patins.

 

Dernièrement une voisine du dessous (elle vient d'emménager ou quoi?) est venue nous voir pour nous demander si nous avions entendu du bruit. Du bruit? Bien sur! Toutes les nuits depuis un an... Mais on s'habitude, maintenant ça ne me réveille plus (voir plus haut).

 

 

Petits conseils de survie:

 

On applique le méchanisme oeil pour oeil, dent pour dent dans les deux sens c'est à dire: si je suis sensible au bruit, je fais en sorte de ne pas en faire moi-même. Si j'aime marcher avec mes chaussures à talon dans la maison (y en a qui kiffent), je mets de la moquette ou des tapis! Surtout si je rentre tard le soir.

 

Après la négociation, l'intimidation: si vos remarques polies ne fonctionnent pas, que la police ne leur fait pas peur, menacer de faire venir un architecte pour vérifier la conformité des travaux. Ils ont tendance à tout casser dans les appartements, et ne suivent pas toujours les règles sur les murs porteurs, si c'est le cas ils peuvent perdre gros...

 

Si malgré tout ils ne vous écoutent pas (le boss leur dit de bosser la nuit, ils bossent la nuit), certains vous conseillerons de tenter le seau d'eau (seulement si les travaux ont lieu à l'extérieur et en pleine nuit - si si, ça arrive!) en prenant soin de ne pas le faire quand ils ont en main un outil électrique (faudrait pas les électrocuter). Je pense que cela demande une grande dextérité (il faut viser juste!), de la rapidité pour ne pas se faire voir (manquerait plus que de finir au poste de police!), et beaucoup de sang froid.  Enfin, je ne le recommande pas, il y a trop de risque d'accident, et ce n'est même pas sûr que ça marche (mais ça doit faire du bien!).

 

On évitera aussi de se rendre justice soi-même, par exemple, couper le fil d'alimentation de cette alarme qui vous rend fou. Si vous vous faites prendre, direct le poste de police, et en plus, le lendemain ils le réparent... 

 

Enfin, avant d'en venir aux mains, ou de devenir zinzin, si les boules quiès ne sont d'aucun effet,  vous pouvez toujours... Déménager!

 

 

 

Je me sens vieille d'un coup...

 

Bon c'est pas tout ça, mais je vais me coucher! 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 12:19

Hier, c’était typhon sur Shanghai. Le premier «vrai » depuis que nous sommes ici. Ca me fait penser à ce dessin que j’ai posté il y a quelques temps…

 

La première ‘fausse alerte’ c’était en Septembre 2007. Annonce de gros dégâts même à Shanghai, les employés sont priés de rentrer chez eux plus tôt. Au final, le typhon devant passer dans la soirée n’a provoqué que peu de dégâts sur Shanghai. Bien au chaud dans mon appart, je n’ai vu que de grosses rafales de vent. Un peu ‘déçue’ par tout ce buzz. Mais mieux vaut ça que l’inverse !

 

Et depuis régulièrement on nous annonce des supers typhons, les gouvernements des provinces limitrophes de Shanghai (moins urbaines, plus proches de la mer, donc plus sujettes aux dégâts) déplacent des centaines de milliers de personnes par précaution… Et au final, sur Shanghai, rien, pas même une bourrasque de vent.

 

Cette année, il y a eu une grosse tempête à Pékin le mois dernier qui a causé beaucoup de dégâts. Et la semaine dernière, deux typhons étaient déjà sensés ‘ravager’ Shanghai. Pipi de chat. Mais hier, c’était autre chose.

 

La veille, dans l’ascenseur, j’entends des employés chinois évoquer ce typhon Haikui : pour savoir s’ils doivent venir travailler, il faut vérifier les infos données par le gouvernement local ou bien si le typhon est placé en alerte rouge.

 

Le jour même, donc mercredi, je vois que Marc est bien parti au travail, donc je me lève comme d’habitude. Il pleut et il y a du vent. Je mets mes bottes.

 

Une fois dehors, il pleut et il y a du vent. Genre bonnes grosses bourrasques. Peu de gens, soit ils ont eu ordre de rester chez eux (la chance !) soit ils ont pris la décision eux-mêmes… Tenir mon parapluie devient assez difficile, car le vent ne cesse de changer de sens. Grr…

 

Je mets deux fois plus de temps pour arriver au bureau que d’habitude (mon parapluie s’est retourné 15 fois en route), et j’ai les jambes trempées. Certains de mes collègues ne sont pas là. Peut-être ont-ils décidé de travailler de chez eux. Je regrette de ne pas avoir pris mon ordi avec moi hier soir, je serais restée chez moi aussi.

 

Durant la journée, on apprend que le typhon est placé en alerte rouge à partir de 11h30. Les RH ne font pas circuler de message nous disant de rentrer chez nous, donc tout le monde reste. De toute façon, sortir en pleine après-midi ou attendre le soir, je ne vois pas de grosse différence.

 

Pour déjeuner c’est plus compliqué. La supérette d’en bas a été prise d’assaut assez vite, le stagiaire se dévoue pour aller chercher quelque chose chez Mc Do (j’aurais pu me nourrir de gâteaux, mais c’était si gentiment proposé). Il revient trempé mais en vie. Entre temps nous avons appris qu’une femme était morte à Shanghai à cause d’une plaque de verre qui s’était détachée d’un immeuble… Ambiance.

 

L’après-midi se passe, certains de nos collègues partent un peu plus tôt. Les RH aussi, qui nous font savoir qu’on peut partir à notre guise. On finit notre travail et on repart à l’heure normale.

 

Dehors, à 18h30, très peu de monde dans les rues. Le plus gros du typhon est passé mais le vent est toujours là. Toujours difficile d’avancer avec le parapluie, je regrette de ne pas avoir enfilé le kway que j’avais emporté. J’avance tant bien que mal, et fini par rentrer à la maison saine et sauve. Et trempée. Parce qu’avec une pluie pareil, le parapluie, et bien, il ne sert qu’à protéger la tête… Imaginez un peu mon look…  

 

Du coup, on annule la sortie piscine (un peu redondant) et on reste chez nous à mater des séries télé. Une soirée normale quoi.

 

Ce matin, j’ouvre les rideaux : pas de pluie, peu de vent, et le soleil qui pointe. Quand je sors, il fait un peu chaud, bref, c’est comme s’il ne s’était rien passé…

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 00:26

On peut penser que je suis paranoïaque, mais pensez-donc: 

 

Depuis le début de la semaine, le ciel est BLEU. Quelques nuages BLANCS évoluent gracieusement. Le soleil tape fort, mais une brise légère se fait sentir. Ce qui fait que les 30 et quelques degrés annoncés par la météo sont ressentis comme tels et pas comme 40 degrés. Car oui, en plus, l'humidité est à un niveau raisonnable.

 

Pour couronner le tout, le site du consulat américain de Shanghai annonce un niveau de pollution "GOOD" donc très bas, depuis plusieurs jours d'affilée. 

 

http://shanghai.usembassy-china.org.cn/airmonitor.html

 

Et enfin, même sur Bonjour Chine on en parle.... Preuve que j'ai raison! C'est pas normal!

 

http://www.bonjourchine.com/f1/f19/85380-soleil-ciel-bleu.html

 

Trèves de plaisanteries, sachez que l'été en Chine a plutôt tendance à être éprouvant: chaleur, humidité, pluies de prunes, temps maussade mais lourd... Pas idéal pour les ados (spéciale dédicace à mon frérot), les personnes âgées, les femmes enceintes, les femmes enceintes en surpoids (je ne vois pas de qui vous parlez....).

 

Mais là, on se croirait dans un autre monde, et l'on regrette notre "bel enfer" en se demandant ce que ce "paradis artificiel" vient bien faire là, si ce n'est pas un complot du gouvernement pour nous faire voir la vie en rose.... Ok je lis trop de romans chinois. Le dernier en date, "Les Années Fastes" de Chan Koon Chung est... édifiant. 

 

Je vous ferais une petite liste de lecture plus tard...

 

En attendant... je profite de cette parenthèse enchantée et j'arrête de me plaindre!

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  • : Ma vie en Chine (Shanghai plus précisément), mélange d'étonnement, de pensées profondes, et de fantaisie. Après cinq ans d'études de chinois en France et plus de six ans en Chine, la vision d'une sinologue perdue dans la jungle urbaine de Shanghai, mais toujours fan de la Chine! Ce blog pour parler de mes découvertes, des projets qui me parlent et de la vie de tous les jours. Une nouvelle catégorie ouverte récemment, Shanghai Baby, notre dernière aventure en date!
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