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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 12:46

Hier soir, j’ai participé à un évènement organisé par Open Up (association que j’avais déjà évoquée là…). Celui-ci avait pour but de découvrir la technique développée par Bibiana Rueda-Bueno, psychologue de formation et consultante à Shanghai, autour de l’arbre généalogique et des croyances limitatives.

 

Mais d’abord, plus d’infos :

 

Quand : Jeudi 23 août de 19h30 à 21h30.

 

Où : Melange Oasis, Jiashan Market, ShanXi Nan Lu, Lane 550, No. 37 – Building D
嘉善市场 - 陕西南路 550 37 D

 

Prix : 40 RMB (20 RMB pour la consultante et 20 RMB pour Open Up)

 

Donation : 10 RMB ou plus pour le projet de micro crédit.

 

Déroulement de la soirée:

 

Je suis arrivée en retard car j’ai eu du mal à trouver un taxi (St Valentin chinoise oblige…) certaines personnes sont déjà là, d’autres arriveront plus tard. Nous commençons rapidement après nous être présentés, mais tout le monde connaît déjà le concept d’Open Up.

 

Bibiana débute alors sa présentation. Son travail est basé sur des recherches d’abord menées de manière personnelle, sur l’existence de motifs récurrents, de croyances limitatives au sein d’une même famille (et ce parfois sur des générations).

 

Elle nous explique que l’on n’est pas forcément conscient de vouloir appartenir à ce clan qu’est notre famille, mais que cela peut nous faire accepter comme vérités des croyances liées à la culture, au milieu social ou autres, qui ne nous rendent pas forcément heureux, et nous amener à répéter des comportements qui n'ont rien à voir avec nos réelles envies.

 

En décryptant différents types de comportements liés à ces croyances limitatives, elle nous permet dans un premier temps de nous rendre compte de ce système, point de départ pour nous en libérer. J'imagine que chacun durant la présentation a pu se rendre compte qu'il avait l'un voir plusieurs de ses comportements, et à quel point ils pouvaient être contre-productifs et irrationnels. 

 

La présentation est courte mais dense, avec des exemples concrets, et Bibiana étant une personne communicative et drôle, l’heure passe très vite !

 

Vient ensuite le temps des questions, afin de bien cerner son concept. Enfin, Bibiana nous fait passer des flyers en complément d’information, et il est déjà temps de se séparer.

 

Les plus:

 

Ca me donne très envie de me plonger dans cette recherche généalogique !

 

Les falafels de Mélange Oasis sont supers bons!

 

Plus d’infos sur cette technique:

 

Bibiana Rueda-Bueno

 

www.be1consulting.com

 

 

 

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 06:07

Dimanche soir j’avais rendez-vous pour le lancement du projet d’une amie, le projet Open Up.


Elle nous avait donné rendez-vous dans un endroit que j’adore,  le Jiashan MarketJ’avais eu le coup de foudre pour cet endroit rien qu’en apprenant que les designers, en regroupant restaurants, boutiques et appartements avait pour but de rendre la ville plus verte, plus chaleureuse, plus vibrante. Et si j’ai abandonné l’idée de pouvoir y habiter (pas de place, et sûrement trop cher pour moi), j’adore me rendre au Annion Kitchen (un restaurant coréen), au café Mélange Oasis ou bien aux marchés organisés régulièrement (j’en parlais là je crois…).

 

C’est donc avec plaisir que je me suis rendue au Mélange Oasis, dont le propriétaire organise déjà lui-même des projections de films ou de documentaires sur un sujet qui le touche, à savoir l’environnement.


On nous avait réservé une salle, où une vingtaine de personnes de nationalités différentes s’était retrouvé pour visionner des films du spiritual cinema circle et discuter de ces petits films inspirants.


Le but avoué étant de nous amener à communiquer sur nos valeurs et nos idées afin de voir comment à notre échelle, nous pourrions améliorer notre vie, celle des autres, et l’environnement qui nous entoure. 


Je n’ai pas pu rester jusqu’à la fin mais j’ai apprécié ce moment d’échange simple et chaleureux, dans une ambiance bonne enfant, dans le respect de l’autre. Du coup, j’attends la prochaine session avec impatience ! 


Depuis aujourd’hui, le projet Open Up est inscrit sur le site Crane’s Home, qui propose des évènements culturels à Shanghai. 


Et enfin, pour ne pas gâcher notre plaisir, chaque participant pouvait donner un petit quelque chose pour que la somme soit reversée à un organisme de microcrédit. Cette fois ci nous avons récolté 30 euros pour aider une femme en Equateur à faire pousser des légumes bios sur sa parcelle de terre !

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 02:11

Je suis en déplacement quelques jours dans le Shandong. Logée à l’hôtel,  j’organise une expédition « piscine » dès 18h05.

 

Je suis différents panneaux  pour entrer dans le building piscine-spa-salle de sport. J’ignore superbement les trois filles de l’accueil (j’aime bien me dépatouiller seule) et me dirige dans un couloir. Je me dis en passant que c’est un des aspects positifs d’être étrangers en Chine, si on à l’air assez sur de soi, personne n’ose vous intercepter.

 

L’entrée d’un vestiaire, je rentre. Un homme de service me voit, se lève, étonné. Je comprends pourquoi quand il me dit que je suis dans le vestiaire des hommes. Oups. Je fais demi-tour, vers le vestiaire des dames. Une dame de service s’avance vers moi, je lui demande où est la salle de réunion. Ca doit être la fatigue, je voulais dire la cabine pour changer de vêtements. Elle me montre un banc. Décidément, même en Chine dans les bons hôtels,  il faut se mettre à poil devant tout le monde.

 

J’essaye de me souvenir la dernière fois où j’ai eu une cabine pour me changer à la piscine. Pas en Chine certainement… Je devais avoir 15 ans.

 

Bref, il n’y a personne et j’ai l’habitude des salles de gym, donc je me désape. Enfile le maillot de bain. La dame de service me demande ma clé. Euh… Il faut aller la chercher à l’accueil (c’était bien la peine de se la jouer « aventurière des couloirs »). Elle va me la chercher, je range mes affaires, elle me fournit tatanes en plastique et peignoir, « parce qu’il fait froid quand on sort de l’eau ».

 

J’ai mis mon bonnet et mes lunettes de compète, ça jure avec mon maillot-de-bain de plage, mais il n’y a qu’un Chinois et il n’est même pas dans l’eau. Il est allongé sur un transat.

 

La piscine est petite, 18m de long, alors je commence par 10 longueurs. Puis j’avise une aire de jets d’eau (genre siège massant mais dans l’eau), et je fais une pause, puis 10 autre longueurs, puis une pause…  Entre temps, le Chinois est entré dans l’eau et nage à gros bouillons.  Et vite aussi le salaud. Si je n’étais pas si fière de ma technique je dirais qu’il nage super bien même !

 

Après 40 longueurs, il y a déjà plus de monde, mais ça reste vivable. Si on oublie les trois énergumènes qui décident de nager dans le sens de la largeur (qui doit faire 8 mètres, ça va, ils ne vont pas se fatiguer…).

 

Quand j’ai essayé tous les différents jets, je reviens au premier.  Le Chinois du début me demande en anglais si je parle anglais ou chinois. Je réponds en anglais que je parle chinois (cherchez pas la logique). Et il me dit que je nage bien. Mais que mes jambes devraient faire un mouvement plus « comme ça » (mouvement impossible à retranscrire), parce que moi je fais « comme ça » (mouvement impossible à retranscrire).

 

Je n’avais jamais repensé à ma technique de natation, depuis que j’ai appris à nager à 6 ans. Des années de pratique plus ou moins régulière, une année de cours de natation, une finale de compétition de dos crawlé… Et voilà que des années plus tard, un Chinois m’apprend à nager ! Comme il a une bonne technique lui-même, je l’écoute poliment et je dis «oui, oui ».

 

Fou comme on peut être faible à force d’être polie.

 

Après cet intermède, je retourne nager, en essayant sa technique. Sur 18 mètres, je ne saurais dire si je nage beaucoup plus vite, mais je sens que ça me fatigue beaucoup plus. Après 2 longueurs je m’arrête, et mon Chinois qui m’a suivie et regardée attentivement apparemment, me fait signe que c’est très bien. Mais que je devrais plutôt faire « comme ci » que « comme ça » avec mes bras.

 

Je le trouve gonflé, mais encore une fois, je suis polie, il a une bonne technique, j’essaye. Pareil, je ne vois pas de résultat autre que je suis beaucoup plus fatiguée (mais j’en suis à 60 longueurs, ceci explique peut-être cela).

 

Je fais quelques longueurs, il est toujours là. Cette fois-ci c’est ma tête qui n’est pas bien positionnée.  Pareil je dis « oui, oui », et j’essaye sa technique. Pareil je suis crevée mais je ne passe pas le mur du son.

 

Comme j’ai fini mon quota de longueurs, je décide de ne pas jouer les prolongations de peur que le Chinois ne me donne un autre conseil. Je lui dis au revoir, enfile tatanes et peignoir et me dirige vers le vestiaire.

 

Au passage je zieute en direction de la salle de gym, il y a quelques machines, et des bonhommes en peignoir qui courent dessus…

 

J’enlève mes lunettes et vois la femme de service qui me sourit avec un air goguenard. Je me dis qu’elle ne doit pas en voir souvent des  blanches à gros nénés (on se rassure comme on peut). Elle me montre la direction de la douche (là c’est plus du service c’est de l’abrutissement).

 

La douche se ferme par une porte fumée, ça c’est une nouveauté par rapport aux salles de gym, parfois c’est un rideau ou même rien du tout. Dans la douche, il y a un lavabo (pour rincer son maillot de bain ?). Et au-dessus du lavabo, un miroir.

 

Note pour plus tard : penser à se démaquiller avant d’aller à l’eau…

 

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 15:08

Depuis quelques semaines je ne publie (presque) que des articles concernant mes activités du week-end. D'abord parce que la semaine, je travaille, et il ne se passe pas grand chose de passionnant, mais aussi parce que dernièrement j'ai augmenté mon taux d'activité du week-end.

 

La faute aux associations, puisque s'engager sur deux assoc' qui font des events/formations le week-end, vous oblige à booker quelques samedis par mois pour cela. Mais je le fais de bon coeur!

 

Il y a également un regain d'intérêt pour plein de trucs, de nouvelles rencontres amenant de nouvelles activités... Qui aurait cru il y a quelques temps encore que j'allais aller courir un dimanche matin!

 

Il y a deux ans encore je passais mes week ends chez moi à regarder des séries, lire, ou à ne rien faire....

 

Samedi dernier encore, planning chargé: 2 rendez-vous beauté/santé, 1 déjeuner entre amis, 1 rendez-vous pour une association, 1 partie de Monopoly (en jeu de cartes à essayer!),  2 boutiques de vêtements (pendant les soldes, mon chéri a été gentil de m'accompagner), 1 soirée barbecue...

 

Autant dire qu'à minuit on était lessivés.

Rentrés chez nous, dodo, jusquà pas d'heure, pensions nous.

 

Vers 10h, notre sonnerie retentit. Elle est horrible en plus la sonnerie. J'ouvre la porte, car j'attendais une livraison entre 12h et 14h, on sait jamais. Ben non, il y avait un petit vieux avec une carte plastifiée, qui quand il me voit dit: "O, laowai". (哦,老外: Oh, un étranger)

 

Pour moi c'est le signe qu'il ne me cherchait pas MOI particulièrement, mais bien qu'il a du faire TOUTES les portes de l'étage. Je suis juste la prochaine sur la liste. Je fais "non non" de la main.

 

Je ferme la porte, je vais pour remonter. La sonnerie retentit à nouveau. Elle est vraiment horrible et forte! Je redescends, j'ai déjà ma petite phrase dans la tête, prête à être lancée... Un autre petit vieux (sûrement appelé en renfort par le premier, car celui-ci doit savoir parler anglais), avec une carte plastifiée. Pas le temps de dire quoi que ce soit, je lui sort ma petite phrase:

Le dimanche nous on dort!

星期天我们想睡觉! xingqitian women xiang shuijiao

 

La.

 

J'ai pas vu sa tête, car j'ai fermé la porte tout de suite. Et je suis remontée. Ils ont pas resonné.

 

Je me suis recouchée, mais impossible de se rendormir. Du coup on s'est levés.

 

Ils sont revenus dans l'après-midi!

 

Cette fois-ci c'est mon chéri qui a ouvert. Mon chéri sait très bien faire le mec qui comprend pas. Il ne dit rien, il comprend ce que le mec dit, mais il ne dit rien, ou quasiment rien, et au bout d'un moment le mec s'en va.

 

Moi direct, si un inconnu qui me montre une carte plastifiée, sans savoir qui je suis mais en me posant plein de questions sur moi (vous louez cet appart? vous êtes de quel pays?) je lui demande s'il est de la police, et sinon je lui dis que je veux pas répondre. Du coup je m'énerve un petit peu, ça nuit à l'image des étrangers en Chine.

 

Mon chéri non, il ignorer mes suggestions et reste calme. Si bien que le mec se barre.

 

Mais il va revenir, c'est sûr!

 

Je me souviens, la première année, nous avions eu quelqu'un de très persistant. Une petite vieille, avec un chapeau en dentelle, qui venait nous voir le dimanche matin à 7h... Même sans être sortis la veille, 7h le dimanche, c'est dur. Pas pour les Chinois apparemment!

 

Et donc cette petite vieille venait nous voir de la part de la société de gaz pour des impayés de quelques mois auparavant. Sachant que nous venions d'emmenager, c'est assez énervant de se faire réveiller de la sorte!

 

Mais elle, c'est son boulot, donc elle est revenue, une fois je lui ai donné le numéro du proprio, qui n'a rien dû faire, et elle est revenue encore, jusqu'à ce qu'on propose de payer le dû et qu'on le déduise de notre prochain loyer.

 

A ça ils insistent.

 

Il y a aussi les "comité de quartier" qui viennent vérifier que vous habitez bien là où vous dites habiter, demandent à voir votre passeport. Je ne sais pas s'ils ont le droit de faire ça, mais comme ils viennent avec une liste de noms, donnée par le comissariat où vous vous êtes inscrits... Je donne. Et je réponds poliment.

 

Mais on est beaucoup sollicités.

 

Pris en otage parfois. Une fois j'ai dû organiser le déménagement seule, et j'avais réservé un camion (qu'on a à peine rempli, je n'ai pas le compas dans l'oeil) à 10h le samedi.

 

Et ben les gars sont venus à 8h. J'étais pas réveillée, pas prête, rien... Mais je n'avais pas le choix, ils avaient d'autres déménagements à faire et c'était maintenant ou pas du tout....

 

Dernièrement, nous avons dû changer d'aspirateur, et nous avons laissé l'ancien sur le palier dans le couloir pour la nuit, Marc pensant le descendre le lendemain. Et bien le lendemain à 6h, la sonnerie retentit, et un des employés du management de l'immeuble qui me demande si l'aspirateur est à moi, s'il marche (ben non, s'il marchait il serait DANS mon appart), et que je dois pas laisser traîner des affaires dans le couloir. Ok, je veux bien, mais ça pouvait pas attendre une heure décente?

 

Les Chinois comprendront-ils un jour que je suis de mauvaise humeur au réveil?

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 13:39

J'ai rencontré Jingjing il y a quelques mois déjà, dans sa boutique du district de Zhabei 闸北. C'est là que se réunissait un petit groupe de personnes pour faire de la méditation.

 

Et puis Jingjing a pu louer une nouvelle boutique en plein Tianzifang 田子方, alors les soirées méditations ont été déplacées là. Plus pratique pour tout le monde, car le district de Zhabei, c'est plutôt loin. Et Jingjing s'ennuyait là-bas. Tianzifang, c'est mieux, il y a plus de monde. Des touristes aussi.

 

Ce soir-là, j'arrive en avance (comme toujours?) et j'entre dans sa boutique. Elle a déjà préparé les tapis au sol et les couvertures. Je suis la première. On s'assoit pour boire du thé.

 

Car Jingjing vend du thé qu'elle récolte elle-même ou qu'elle achète à des fournisseurs de sa connaissance, qui lui garantissent l'absence de produits chimiques.

 

Et la cérémonie commence. Sur une planche en bois, elle a disposé ses petits instruments. Elle ne cesse de verser de l'eau d'un récipient à un autre, de la vider, de me servir dans une minuscule tasse en céramique fine... Ses mains ne cessent de s'agiter, mes yeux suivent tous ses mouvements, attirés par l'harmonie de tout cela. Le thé est délicieux.

 

Et elle parle. Nous parlons. De tout, de rien. De sa nouvelle boutique si jolie. Des meubles antiques qu'elle dit pouvoir vendre aussi, car si ça peut faire plaisir à quelqu'un, elle n'aura qu'a en racheter d'autres, pas de problème... De voyages.

 

Le tout en souriant. En riant. Chaque phrase est comme une histoire drôle avec elle, elle finit toujours par un éclat de rire.

 

C'est si simple.

 

Finalement, d'autres personnes finissent par arriver, et finalement, nous commençons tous ensemble la méditation. A la fin, Jingjing se lève pour nous resservir du thé. Son sourire est toujours présent, comme un cadeau.

 

 

 

 

Pour ceux que ça intéresse, voici l'adresse de Jingjing à Tianzifang:

茶之味  Le goût du thé.

建国中路155弄35号。N. 35, lane 155, Jianguo Middle Road

 

Pour la méditation, notre "prof" a lancé un site ou devraient être annoncées les prochaines sessions, ainsi que plein d'autres choses concernant la culture en général

www.craneshome.com

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 12:56

Hier je me trouvais dans le métro, quand une jeune chinoise qui me dévisage m'interpelle par mon prénom (serais-je si connue?).

 

D'abord j'ai cru que c'était une ancienne copine chinoise perdue de vue depuis un certain temps. Elle me dit qu'elle revient de France, donc je lui demande si elle est allée à Paris (c'est là que mon amie voulait aller).

 

Elle me répond que je l'avais inscrite à Montpellier 3.

 

Et là le flash, c'était une de mes étudiantes!

 

Dans un passé lointain, je travaillais pour une entreprise dépendant d'une université chinoise, et dont le but était d'aider les étudiants à aller étudier à l'étranger.

 

Mon rôle était de les guider et de les préparer à cette expérience, en les aidant au niveau des démarches, en leur donnant des cours de français oral ou d'anglais pour ceux qui n'allaient pas en France. Une autre partie de mon travail consistait à développer des échanges entre universités étrangères et l'université pour laquelle je travaillais. (un petit résumé pour ceux qui n'avaient pas encore compris ce que je faisais à l'époque!).

 

Bref, le passé c'est le passé, et donc je lui demande ce qu'elle a fait en France.

 

Après Montpellier elle est allée à l'université à Tours, puis à Paris. Elle me dit qu'elle n'a pas aimé Paris parce que le métro est sale... En plus elle s'est fait voler son portable à l'arrachée donc elle n'en garde pas un bon souvenir.

 

Après avoir terminé ses études elle a voulu trouver du travail en France, mais ce n'était pas facile de trouver une entreprise qui soit réglo au niveau du versement du salaire ou bien de la régularisation des papiers. Après avoir travaillé un temps dans la fonction achat, elle a décidé de revenir à Shanghai. Là elle a trouvé un bon travail dans une petite entreprise. Le patron est français, il y a d'autres collègues français, et aussi deux chinoises qui comme elle ont étudié à l'étranger. Elle dit que son patron est sympa, mais ça ne doit pas payer beaucoup car elle donne des cours de chinois en plus le soir (c'est de là qu'elle venait).

 

Mais elle me dit qu'elle préfère quand même la France à la Chine (mais pas à Paris donc). Peut-être aussi parce que son copain français, qu'elle a rencontré à Montpellier, est toujours en France, et qu'il ne sait pas s'il trouverait facilement du travail à Shanghai. En plus il n'aime pas les grandes villes comme Paris et Shanghai...

 

On a discuté comme ça dix minutes, puis on a échangé nos numéros avant que je ne descende à ma station. Son nom 'anglais': Pratya...

 

Si j'avais pensé ou osé prendre une photo, ça aurait fait comme le blog que j'aime bien, l'inconnu du métro (et je le rajoute dans ma liste de liens, tiens!)

 

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 11:53

Douches publiques....

 

J'ai bien vu le panier rempli de produits d'hygiène sur l'étagère de la douche. Ce n'est pas la première fois que j'entre dans une douche publique et que j'y trouve des choses laissées par les personnes précédentes: pelures de banane, trognon de pomme, culotte sale et autres.

 

Cela ne me dérange pas cette fois-ci car je dois faire vite. Je referme le rideau derrière moi, et actionne le robinet.

 

L'eau coule, je commence à me savonner.

 

Le rideau s'ouvre derrière moi. Moi, pas gênée (quatre ans de Chine, ça vous change), je me retourne. Elle est nue, moi aussi. Elle dit un truc.

 

Tout de suite je pense, elle veut pas que j'utilise ses produits. Alors je lui montre les miens. Elle me redit un truc.

 

Là je crois qu'elle veut reprendre ses produits de beauté. Je fais mine de les lui rendre. Elle dit non non, je les avais mis là exprès.

 

Ah....

 

Petite incompréhension.

 

Donc?

 

Elle continue, elle dit qu'elle les avais mis là exprès, pour RESERVER la douche.

 

Aaaaaaah...

 

Donc?

 

Donc si je pouvais bien lui laisser la place...

 

Je lui dis ben oui mais là je suis dedans (au cas où ce n'était pas évident). Elle fait un pas dans ma direction,  commence une autre phrase, je la coupe, essayant de dire (c'est dur de parler bien chinois quand une étrangère vous approche sous la douche...) qu'avec le temps qu'on a perdu j'aurais déjà fini de prendre ma douche. Je me retourne, coupant court à la conversation.

 

Là elle comprend qu'elle n'a pas le choix. Je fais le double de son poids et le sol est glissant, trop de risques. Elle recule.

 

Je finis ma douche rapidement comme à mon habitude, et je sors. Elle est là dehors, en train de discuter avec une autre femme. Qui lui explique qu'à la gym, t'as beau "réserver" la douche, c'est premier arrivé premier servi.

 

Ca m'évitera d'avoir à le faire....

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  • : Ma vie en Chine (Shanghai plus précisément), mélange d'étonnement, de pensées profondes, et de fantaisie. Après cinq ans d'études de chinois en France et plus de six ans en Chine, la vision d'une sinologue perdue dans la jungle urbaine de Shanghai, mais toujours fan de la Chine! Ce blog pour parler de mes découvertes, des projets qui me parlent et de la vie de tous les jours. Une nouvelle catégorie ouverte récemment, Shanghai Baby, notre dernière aventure en date!
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