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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 09:23

Comme annoncé il y a quelques semaines, ce jeudi a eu lieu le concert de Shanghai Voices, la chorale internationale de Shanghai dont je fais partie.

 

Je m'y suis rendue en tant que spectatrice car je n'avais pas eu assez de temps pour répéter, entre la grossesse, le travail et les vacances en France (d'où le silence pendant deux semaines....).

 

Et qu'elle n'a pas été ma surprise de voir un programme bien chargé!

 

En première partie, le Shanghai Voices Quartet, composé de trois violons et d'un violoncelle, nous ont joué 5 tangos. Une bonne introduction à ce voyage en Amérique du Sud (thème du concert, je vous le rappelle).

 

Ensuite, un artiste paraguayen, Diego Viera, nous a joué de la harpe (beaucoup moins large qu'une harpe "classique"), et nous avons savouré la richesse de cet instrument durant les 3 airs qu'il a joués, imitant tour à tour des cascades, des cloches et un train au moyen de sa harpe. Très impressionnant!

 

Après un court entracte, nous avons repris avec un duo de musiciens sud-américains, qui a enchaîné 7 airs en mixant instruments à vent, instruments à percussions et à cordes, et parfois même en chantant, pour notre plus grand bonheur. 

 

Ensuite, ce fut le tour de la chorale. 5 chansons sud américaines avaient été choisies pour l'occasion, sur la dizaine répétées durant le semestre. 2 plutôt classiques, et 3 plutôt enjouées et folkloriques. Un mélange des genres très sympa qui casse l'image de chorale classique (même si on n'en est pas à faire du Glee Club non plus).

 

Enfin, la chorale est revenue à son point de départ, c'est-à-dire la Chine, en entonnant 3 chansons folkloriques chinoises très rythmées et très courtes, pour finir par un dernier air excécuté par nos musiciens sud-américains (le joueur de harpe s'associant au duo).

 

Le tout pour la bonne cause, car tous les bénéfices sont reversés au programme "School on Wheels" de l'association Stepping Stones (plus d'infos ici).

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 01:38

C'est rare que j'annonce un évènement à l'avance, mais là je me suis dit que ça valait le coup de faire un peu de pub. Pour info, c'est la chorale dans laquelle je chante (sauf que je ne serais pas sur scène pour ses représentations.

 

Journey to South America flyer (3)
concert flyer

concert flyer-back

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 01:36

Comme tous les ans depuis maintenant 6 ans, le Festival Croisement reprend en Chine . Shanghai reste très peu desservie au niveau culturel, comme d’hab, mais on a quand même eu droit à un bon spectacle : Electro Kif de Blanca Li. 

 

 

J’ai sauté sur le téléphone à la vue de cette annonce,  car j’avais vu un spectacle de cette chorégraphe, entre danse classique et hip hop, à Paris. J’ai adoré ce que j’y ai vu, et j’ai décidé d’emmener mon mari pour découvrir son travail dans une nouvelle œuvre.

 

Celle-ci est d’un genre nouveau, mêlant musique classique et rythmes électros, et étudie les tenants et aboutissants de la tektonik.

 

Un spectacle d’une heure qui nous laisse rêveurs, entre humour et tendresse, avec beaucoup de parties jouées. Les danseurs sont aussi acteurs, comme dans une pièce survoltée qui emporte toute la salle. 

 

J’aime le fait que les danseurs, redevenus étudiants pour l’occasion, évoluent dans différents tableaux qui sont autant de scènes de la vie quotidienne, décortiquant des gestes qui servent de base à leur chorégraphie. Jamais je n’avais pensé (n’ayant pas vécu l’arrivée de la tektonik en France étant déjà en Chine à cette période), que la tektonik puisait autant dans la danse hip-hop (dont je suis une grande fan).

 

Une belle énergie se dégage de cet ensemble de danseurs, tous des hommes, tous différents, mais qui arrivent à former une belle unité. Les spectateurs ne s’y trompent pas, le triomphe fut unanime ce soir –là à Shanghai.

 

Bref un beau spectacle, dans une salle qui m’était inconnue jusque lors, celle du Shanghai Centre Theatre (1376 Nanjing Road West). 

 

Aux organisateurs du Festival Croisement et aux attachés culturels en général : ENCORE ! ENCORE ! 

 

Pour les autres : il reste des représentations dans le monde entier jusqu’au 11 juin !

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 01:32

Le 12 mai (je sais, ça date un peu, mais mieux vaut tard que jamais !) a eu lieu l’évènement Designing Shanghai.

 

Nous avons été emballés par le concept, repenser Shanghai en prenant pour base les conditions de vie des « vrais gens », et surtout par le résultat de la précédente session en Novembre 2011 (dont voici un exemple).

 

Nous avons été contacté par Techyizu pour cet évènement basé sur l’accessibilité, ou comment étudier les besoins de populations marginalisées à Shanghai et y proposer une solution pratique. L’équipe Forget Me Not s’est occupée de deux des cinq challenges proposés aux quelques cents volontaires (geeks, designers, marketeurs de tous bords et de toutes origines). 

 

Le premier, en collaboration avec The Renewal Center, un centre que nous avons rencontré en début d’année, et qui propose des solutions pour permettre aux travailleurs migrants souvent en grande détresse, dont des cours pour s’adapter à leurs nouvelles conditions de vie et peut-être opérer une reconversion.

 

Une équipe de FMN a encadré deux équipes de volontaires pour s’immerger au contact de ces gens, d’abord en rencontrant des SDF à People Square, ensuite en visitant le centre et en discutant avec les bénévoles.

 

Le deuxième, avec l’aide de l’école pour enfants autistes Aihao avec qui nous avons déjà fait quelques évènements, avait pour but d’étudier les conditions d’études des enfants ayant des besoins spécifiques, comme c’est le cas des enfants autistes. 

 

Nous nous sommes rendus avec deux équipes de volontaires à l’école, accueillis par la responsable, qui a d’abord répondu à nos – nombreuses – questions sur l’autisme en Chine. Suite à quoi nous avons assisté à un cours de musique, et à un cours d’activité manuelle, avant de visiter l’école et de poser de nouvelles questions.

 

L’enjeu était de taille, et le challenge, intéressant : comment, en deux heures, être en immersion totale avec ce monde jusque là inconnu, et en tirer l’essence, afin de pouvoir, après quelques heures de brainstorming intense, proposer des solutions pratiques à un problème soulevé pendant la visite.

 

Les travaux furent ensuite présentés à toutes les équipes dans la soirée, et seront en ligne prochainement. Cela donnera la possibilité aux centres visités de pouvoir échanger à nouveau avec leurs visiteurs, tout en bénéficiant de leur point de vue extérieur de « novices ».

 

Une chouette initiative comme on aimerait en voir plus souvent à Shanghai !

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 11:46

Le lendemain, c'est grasse mat' (forte de mon expérience de la veille, j'ai décliné le petit déjeuner local, du coup je ne me suis levée qu'à... 7h). Douche sommaire et rangement des affaires, car nous quittons le temple ce matin. Certaines se sont levées à 6h00 pour refaire un cours de méditation, mais j'avoue que j'avais besoin de dormir un peu plus.

 

Nous disons au revoir à nos hôtes. On prend le bus direction Anji, que je connais bien depuis le temps.... Direction: la montagne de bambou (pour changer!).

 

Un guide nous promène sur un sentier désert, 1 heure de montée pour voir ça:

 

Huzhou-Anji 0091

 

 

Car au dessus de la forêt de bambou, on trouve une autre végétation, et c'est là que les locaux se sont installés pour planter du thé. Il leur en a fallu du courage!

 

Une cahute en terre accueille les trois personnes chargées de récolter le thé.

 

Huzhou-Anji 0092

L'intérieur est sommaire. Mais les cueilleurs n'y vivent que quelques semaines par an.

 

Huzhou-Anji 0093

 

La récolte du thé blanc (le meilleur) commence début avril. Nous arrivons un peu tard, mais il y a encore du thé vert à récolter. Nous voilà parties dans les hauteurs pour effectuer notre propre ramassage du thé.

 

Huzhou-Anji 0094

 

Après l'effort, le réconfort. Nos hôtes se sont activés pour nous préparer un bon repas. On voit de la viande pour la première fois depuis 3 jours. Ca fait bizarre!

 

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Puis vient la deuxième étape: après avoir récolté le thé, il faut le faire chauffer pour enlever la chlorophile. Il faut avoir le coup de main!

 

Suite à cette démonstration, nous redescendons le chemin emprunté à l'aller et rejoignons le bus en disant au revoir à la montagne.

 

Dernière étape, la ville d'Anji, où nous sommes reçus dans une maison de thé très chouette. Dans ce lieu, dégustation de thé blanc (effectivement très bon), et démonstration de la cérémonie du thé selon les principes taoïstes.

 

Huzhou-Anji 0108

 

Puis vient le tour de la pratique, chacune s'essaye à ces gestes élégants... Pas toujours facile. 

 

Enfin, c'est le départ. 3 heures de route pour rentrer à Shanghai. Sur le chemin du retour, on échange numéros et adresses emails, car on a bien sympathisé pendant ces trois jours, et chacun repart de son côté, avec plein de souvenirs tant bien matériels qu'immatériels....

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 12:08

Juste un petit message pour vous dire que les photos de l'appart on été mises à jour. On voit tout avec notre propre déco.

 

Pour le titre, c'est un petite blague pour faire référence aux travaux que nos voisins du dessous ont commencé à effectuer depuis dix jours. On a réussi à leur faire observer des horaires corrects ou presque (ils ne travaillent plus le week end ni tôt le matin), mais ils ont quand même fait livrer du matériel à 22heures cette semaine.

 

Et surtout, comme souvent en Chine, quand ils refont la déco, ils défont tout (parquet arraché, murs détruits à la masse, béton démentelé au marteau piqueur), et pas avec de petits moyens. Du coup, cette semaine on a eu une fuite d'eau chez nous (c'est pas grave, on a fini qu'ils nous ont dit!), et avec les vibrations du marteau piqueur, une de nos lampes à explosé (plus de peur que de mal, même si ça fait pas plaisir). 

 

J'espère que ça va se calmer vite (ils nous l'ont assuré, mais comment dire, j'ai pas trop confiance....). J'espère aussi qu'ils n'ont pas pété de mur porteur (je suis allée voir pour gueuler pour la lampe, il n'y avait strictement plus rien dans l'appart, sauf des gravas et du béton). 

 

Et pour couronner le tout, ce week-end nos voisins d'à côté ont fait repeindre leur appart! Supers odeurs en perspective....

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 11:29

Suite à cette première journée très sympa, le réveil à 6h30 a été dur, comme le lit.

 

Le petit déj à base de gruau de riz et de tofu fermenté n'est pas passé. Heureusement, j'avais des pommes avec moi.

 

Nous partons rapidement vers un deuxième temple taoïste des environs, lui aussi entouré de montagnes.

 

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Le spécialiste de médecine chinoise de la veille nous accueille pour nous expliquer la relation étroite entre taoïsme et tai-chi. Nous apprenons encore une fois des choses très intéressantes!

 

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Après la théorie, la démonstration. Incroyable pour un monsieur de 66 ans!

 

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Et après la démonstration, la pratique (sauf pour moi, car je suis enceinte, je dois me reposer....).

 

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Notre hôte d'hier, l"historien, a trop la classe avec son costume traditionnel et sa barbe. Mais il n'a pas participé au cours.

 

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Ensuite, ballade dans le temple ou des prêtres entament des chants religieux au son de la musique traditionnelle. Impression d'être perdue dans un autre monde.

 

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Après un déjeuner, toujours végétarien, mais avec plein de légumes très bons, notre professeur nous résume ce que nous avons vu depuis lors. Il nous apprend même à nous asseoir pour pratiquer la méditation.

 

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Mais c'est déjà l'heure de partir, pour un... autre temple.

 

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Et là, le peintre chinois qui nous a suivi toute la matinée nous enseigne les rudiments de son art. Sa spécialité, la peinture de bambou. On voit qu'il maîtrise!

 

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Il enchaîne les démonstrations et les explications, avant de nous laisser essayer nous-mêmes. Pas facile!

 

Après cet exercice, dîner servi à 17h30. Toujours végétarien, toujours des légumes, mais toujours aussi bon! On ne s'en lasse pas.

 

Nous disons enfin au revoir à nos hôtes, avant de reprendre la route vers notre temple d'accueil. Temps libre et cours de méditation, dans un temple désert à la nuit tombée, c'est tout simplement magique! La sérénitude nous envahit tant et si bien que nous sombrons rapidement dans le sommeil, et ce malgré les lits toujours aussi inconfortables.

 

Une deuxième journée bien remplie!

 

 

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 01:43

Pour la fête du travail le 1e mai, nous avons eu un week end prolongé. Les photos se trouvent là.

 

Je suis partie avec Yejo Travel à Huzhou et Anji pour une retraite Taoïste.

 

Après deux heures et demie de route, nous arrivons dans les environs de Huzhou, plus précisément dans la montagne, dans un temple Taoïste entouré de bambous.

 

Huzhou-Anji 0001

 

D'abord nous découvrons nos chambres: un bâtiment neuf à côté du temple, des chambres de cinq "lits" (des planches de bois cloués sur des bancs, une paillasse de 0,5 mm pour matelas), une salle de bain sur tout le bâtiment (qui compte une dizaine de chambres, mais heureusement nous ne sommes QUE 10), et deux toilettes supplémentaires. Rudimentaire. Et encore je pense que nos conditions d'accueil sont meilleures que celles dans lesquelles vivent les résidents du temple. Humilité.

 

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Le repas du midi nous est offert dans le temple, cuisiné par un des quatres moines résident. Cuisine végétarienne, beaucoup de légume et de tofu, tout est simpe mais excellent!

 

L'après-midi, nous avons droit à une première introduction au Taoïsme. J'en garde un souvenir confus, mais la philosophie de cette "religion chinoise" me plaît.

 

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Quelques de représentants de l'association des taoïstes de Huzhou sont venus écouter également, cela les fascine de voir autant de monde s'intéresser à cette religion qui a pris du recul par rapport au bouddhisme et au confucianisme en Chine. Un expert en médecine chinoise propose même des diagnostics santé à quelques unes d'entre nous... Les gens sourient, ils sont content de nous voir. 

 

Ensuite, nous avons droit à une visite guidée du temple, qui est malheureusement bien vide après avoir été en partie détruit pendant la Révolution Culturelle. Le jardin a cependant repris ses droits, et la nature environnante se charge de donner du charme aux lieux.

 

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Le dîner nous est servi à 17h30, parce qu'après, il fait nuit (il y a l'électricité mais pas trop....). Le même repas que le midi, en réchauffé. Toujours aussi bon, et malgré l'heure, nous mangeons de bon coeur. 

 

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Nous rinçons nos bols nous mêmes et prenons un thermos pour la nuit. La cuisine est... rustique. 

 

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Après ce dîner, nous partons dans la colline alentour pour avoir une vue dégagée. Le chemin n'est pas très praticable, mais un peu d'exercice nous fais du bien!

 

Dans la soirée, nous avons un deuxième cours sur le Taoïsme, cette fois-ci à propos du Tao Te King, le classique de la philosophie Taoiste. Très intéressant également, d'autant que notre maître de conférence, un historien, a beaucoup d'exemples à proposer, basé sur sa propre expérience du taoïsme.

 

Enfin, c'est l'heure de la douche (froide, donc rapide), et du dodo. Ca tombe bien, à vingt et une heure nous tombons de sommeil!

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 13:15

Lorsque j'ai annoncé la nouvelle, beaucoup de gens m'ont demandé si je comptais rentrer en France pour accoucher. Etant partie de France depuis 6 ans, je ne suis pas couverte pour les soins en France, et l'idée de refaire des papiers, de trouver une clinique dans les temps, et de gérer tout ça à distance, tout cela m'a effrayée. Mais rassurez-vous, on a accès à de bons soins à Shanghai.

 

Le pré-requis numéro un, c'est d'avoir une bonne assurance.

Cela permet de faire face aux imprévus, car même dans un hôpital local, il faut montrer patte blanche et souvent avancer l'argent pour les soins. De plus, la médecine chinoise ayant tendance, comme aux Etats-Unis, à facturer à l'acte (voire même à la compresse près), vous ne souhaitez pas vous trouver pris au dépourvu en cas de complications. Les assurances ne couvrent pas toutes la maternité, et il y a toujours ou presque un délai de carence. Renseignez-vous sur ce délai avant même d'envisager faire un bébé (en général, entre 8 et 12 mois). De plus, il faut vous renseigner sur le remboursement en cas de complications, car certaines assurances ne les couvrent pas, et il vaut mieux prévoir.

 

Ensuite, cherchez un hôpital. Il en existe de nombreux à Shanghai, tout dépend de votre situation financière, votre couverture santé, votre localisation.

Voici les différents types de prix auquel vous pouvez vous attendre, mais mieux vaut demander à confirmer ces prix lors de la première visite (source, Times Out Shanghai):

Hôpital public, régime normal:

suivi de la grossesse: entre 2.000 et 7.000 Yuans.

accouchement par voies naturelles: entre 5.000 et 6.000 yuans.

accouchement par césarienne: à partir de 6.0000 Yuans.

Hôpital public, section VIP:

suivi de la grossesse: à partir de 6.000 Yuans.

accouchement par voies naturelles: à partir de 15.0000 Yuans.

accouchement par césarienne: à partir de 25.000 Yuans.

Hôpital international:

suivi de la grossesse: à partir de 15.000 Yuans.

accouchement par voies naturelles: à partir de 60.0000 Yuans.

accouchement par césarienne: à partir de 86.000 Yuans.

 

Outre le prix, il y a aussi la barrière de la langue: dans les hôpitaux publics, les docteurs et le staff parleront chinois, pour la section VIP vous pouvez espérer pouvoir vous faire comprendre en anglais, et dans les hôpitaux internationaux, outre l'anglais, il y a aussi des docteurs du monde entier qui parlent différentes langues.

 

Question niveau des soins, le niveau est relativement élevé à Shanghai, donc il est possible de se faire suivre par un hôpital public sans problème, néanmoins, les standards seront chinois, très différents de ce que l'on peut trouver en France.

 

Outre le prix, considérez l'accueil et soyez sûrs de vous sentir en confiance, car la grossesse est une période assez stressante.

 

Enfin sachez que la césarienne est très pratiquée à Shanghai, puisqu'elle représente 65% des accouchements. Les docteurs la prescrivent assez facilement car cela permet de facturer plus, et les chinoises la plébiscitent également (rapport à la douleur, plus facile de récupérer). Demandez-donc à votre médecin s'il envisage une césarienne dans votre cas, et si vous souhaitez accoucher par les voies naturelles et que le docteur vous semble un peu trop pushy sur la césarienne, il est sensé d'envisager un deuxième avis.

 

De plus, si vous envisagez une césarienne, soyez sûr que votre assurance la couvre, car certaines assurances ne la couvrent que s'il y a une raison médicale, et n'assurent pas le remboursement en cas de prescription "de complaisance".

 

Comme il est possible de choisir la césarienne plutôt que l'accouchement par voies naturelles, il est aussi possible de choisir la date (en accord avec le médecin): les chinoises le font pour des raisons pratiques (un enfant né après septembre devra attendre un an de plus pour entrer dans une école chinoise), mais aussi pour des raisons de croyance: naissance pour l'année du dragon par exemple, ou bien à une date jugée faste. Cela est assez facile dans les hôpitaux publics car cela permet de mieux gérer le "planning".

 

Dernièrement, c'est l'année du dragon, et pour une raison inconnue (le dragon n'est pas, contrairement à ce que l'on croit, un signe particulièrement propice) beaucoup de femmes souhaitent accoucher cette année. Les hôpitaux publics sont donc pris d'assaut, certaines réservent même la date de leur accouchement avant même la conception! C'est pourquoi, au moins pour cette année, il est recommandé de se renseigner tôt. Cela ne concerne pas les hôpitaux internationaux, qui attirent une clientèle cosmopolite ne suivant pas forcément cet effet de mode.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 12:33

Voici venu le temps de faire une annonce officielle. L’ouverture de cette nouvelle rubrique ‘Shanghai Baby’.

 

Elle ne portera pas sur le livre de Zhou Weihui (que j’ai lu il y a DES années et que j’adore), mais sur la grossesse et sur le fait d’élever des enfants à Shanghai. Tout ça parce que je suis moi-même enceinte de mon premier enfant. 

 

 

L’annonce à la famille et aux amis s’est faite il y a longtemps, malgré les difficultés (décalage horaires, envie de trouver une façon originale de le faire). En ce qui concerne mes collègues et amis chinois, j’ai pu mesurer le décalage avec la France.

 

D’abord, le contact : des inconnues qui me touchent le ventre (à trois mois de grossesse, il n’y a pas grand-chose à toucher), j’ai pas trop l’habitude, heureusement que je ne suis pas maître en Kungfu sinon il y aurait eu des morts… Je n’ai toujours pas l’habitude de cette familiarité immédiate, qui peut pousser une inconnue dans le train à me pincer la cuisse en disant ‘ben dis donc, tu te fais plaisir !’ (true story). C’est agréable comme ça peut être déstabilisant.

 

Passé ce premier ‘choc’, tout le monde est content pour moi, mais la question vient : tu veux un garçon ou une fille ?

 

Il faut savoir que dans les villes, la politique de l’enfant unique est particulièrement bien appliquée, et les hôpitaux publics n’offre pas la possibilité de connaître le sexe de l’enfant pour éviter les avortements sélectifs. 

 

Alors quand j’ai dit à mes collègues que je m’en moquais, elles ont toutes répondu : ben oui, c’est normal, tu peux en faire tant que tu veux !

 

Et surtout, je suis suivie dans une clinique privée où l’on a accès à l’échographie, donc nous allons pouvoir voir le bébé et connaître le sexe avant la naissance. Ce qui enlève un peu du fun pour mes collègues qui ont toutes leur méthode pour deviner le sexe du bébé, fiable à 99%, en étudiant ce que je mange, la forme du ventre etc.

 

Puis vient le temps des recommandations : 

 

  1. Il faut bien se reposer (sans blague !)
  2. Il y a plein de trucs qu’il ne faut plus manger : pas de caféine (même si en France c’est toléré, en Chine c’est no-no, même un peu de chocolat !), pas de sauce soja sinon ton bébé aura la peau foncée (j’aimerais bien voir ça, moi qui ait la peau claire comme de l’albâtre…), il faut manger du yaourt et boire du lait (quand on connaît les scandales liés au lait à la mélanine en Chine, ça fait peur)…
  3. Il y a plein de trucs qu’il ne faut plus faire : éviter d’être à proximité d’objets piquants tels des aiguilles, sinon le bébé risque d’avoir des anomalies (absence de lobe d'oreille par exemple).
  4. Il faut porter un tablier antiradiation surtout si l’on travaille toute la journée devant l’ordi.

 

Et j’en passe.

 

Une fois toutes ces conseils émis, chacune y va de sa petite histoire sur sa propre grossesse, tout en me disant que moi « j’ai pas l’air du tout enceinte ». Bon déjà je suis grande, donc ce n’est pas encore flagrant, mais surtout, même si j’ai changé d’habitudes alimentaires et que je me convertis peu à peu aux chaussures plates, je ne porte pas de tablier anti-radiation (qui est LE signe qu’une femme attend un enfant), je n’ai pas arrêté d’utiliser des produits cosmétiques (parce que j’utilise des produits bios, et que je me maquille peu). 

 

C’est donc très différent de certaines femmes chinoises qui sont totalement transformées pendant la grossesse : on peu passer d’un pin-up à une femme sans âge, qui ne porte plus de maquillage, laisse ses cheveux au naturel, et porte des blouses informes (la mode n’aide vraiment pas les femmes enceintes). 

 

Loin de moi l’idée de juger, c’est juste que les Chinoises ont tendance à envisager (ou bien est-ce la famille et la société qui leur renvoie cette idée) que la grossesse (puisqu’elles n’en auront qu’une, a priori) est, après le mariage, LE travail de leur vie, et que quand elles sont enceintes, elles sont ENCEINTES et rien d’autre. 

 

Bien sûr elles continuent de travailler, mais toute leur énergie passe dans la grossesse, et elles vont suivre toutes les recommandations de la médecine chinoise ou des croyances populaires (fondées ou pas) à un degré extrême. 

 

Contrairement à moi qui, bien que flippant pour tout, décide de croire ou pas ce qu’on me dit, et de faire tout pour que la grossesse se passe bien sans tomber dans la psychose (oui j’ai touché une aiguille la semaine dernière, et je n’ai pas peur que mon enfant naisse sans lobes d'oreille).

 

Voilà pour un premier article concernant la grossesse à Shanghai, encore plein d’autres à venir !

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  • : Ma vie en Chine (Shanghai plus précisément), mélange d'étonnement, de pensées profondes, et de fantaisie. Après cinq ans d'études de chinois en France et plus de six ans en Chine, la vision d'une sinologue perdue dans la jungle urbaine de Shanghai, mais toujours fan de la Chine! Ce blog pour parler de mes découvertes, des projets qui me parlent et de la vie de tous les jours. Une nouvelle catégorie ouverte récemment, Shanghai Baby, notre dernière aventure en date!
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